Envie d’ailleurs

Mon séjour à Copenhague se termine entre douce lumière estivale et chants d’oiseaux plutôt heureux de vivre dans la capitale européenne du bonheur. C’est toujours avec le ventre serré que je rentre à Paris. Qu’importe où j’aille, je n’ai jamais envie d’y retourner…

Tout commence lorsque j’étais une étudiante enjouée… Retour d’un séjour de 6 mois à New York, et ça y est : la flamme n’y est plus. Paris ? C’est fini. C’est à presque 22 ans que j’ai connu cette sensation de rejet parisien se déclarant sous forme de boule au ventre, de dédain et d’envie d’ailleurs. Sauf qu’à ce moment, j’étais jeune, très jeune. Et cette sensation pouvait se résumer en un simple caprice, ou délit de fuite.

Alors, j’ai essayé de retrouver une place dans les enceintes de la Ville Lumière qui s’etait éteint dans mon coeur. J’ai travaillé, eu un copain, emménagé à Paris, vécu la vie nocturne plus ou moins bien, etc… 3 ans plus tard, cette boule au ventre est toujours bel et bien là et prend une ampleur non négligeable. En 3 ans j’ai découvert, grandi, appris. Et je sais désormais que l’envie d’ailleurs a le droit de s’appeler “besoin”.

J’ai cette croyance un peu bouddhiste se résumant ainsi : si quelque chose nous arrive ou ne nous arrive pas, c’est que cela fait partie de notre chemin. Que l’on a tous ce chemin plutôt tracé, et qu’on ne peut pas le forcer à deriver vers autre chose même si on y met beaucoup de volonté. Alors mon refus dans telle ou telle école n’est pas arrivé pour rien. Mon burn out avec cette expérience professionnelle était prévu. Ma rencontre avec cette personne solaire était écrite. Oui, ça paraît naïf et un poil dramatique de penser ainsi. Mieux vaut croire en une explication surréaliste pour rebondir plutôt que de s’enfoncer dans des pensées négatives, non ?

Avoir besoin d’ailleurs. Ce n’est ni un caprice, ni une fuite. Il est temps que j’écoute mes tripes, que je cesse de me battre contre ma voix (ou ma voie!) en essayant de trouver une place parisienne. Je sais ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Et je n’ai plus qu’à trouver le courage d’avoir suffisamment confiance en moi pour partir.

Il s’agit désormais d’amorcer un plan d’attaque frontale : trouver un boulot, faire mes valises et dire Hasta La Vista Paris ! L’idée de reprendre des études me séduit moins qu’en septembre dernier, car c’était avant tout un prétexte pour partir. Alors que trouver un travail, c’est non seulement un ticket pour une destination internationale, c’est aussi celui de l’indépendance et de l’émancipation.

La suite dans quelques mois… 😉

Source de la photo qui donne trop envie : l’ami Pinterest