Picasso Mania, ça veut dire quoi ?

Non ! Je ne ferai pas la même bêtise de complexe photographique des dernières expositions visitées. Andy Warhol, John Giorno (et d’autres) m’ont particulièrement marqué : pourquoi se priver de partager mon avis sur les événements culturels parisiens faute d’appareil photo ? On dégaine l’iPhone 5S, qui fera l’affaire jusqu’à ce que mon banquier ait à nouveau le sourire (c’est pas pour tout d’suite hein…).

Alors, voilà. Profitant de journées écourtées au boulot, j’ai fais un saut (grand saut plutôt – une heure et des poussières) au Grand Palais. Je me pointe toute guillerette à l’idée de découvrir cette expo qui s’annonce aussi vibrante que celle de Nikki de Saint Phalle.

Mais… Vous vous en doutez (je suis vraiment pas douée pour le suspense…) celle-ci m’a un poil déçu.

Pourquoi ? Je m’attendais à un truc à la forme flamboyante et au fond ultra intellectuel. Eh oui ! On se méprend si on s’attend à une abondance de Picasso. Et finalement, on découvre tous les artistes et les mouvements qu’il a influencé au cours sa vie. Je suis sans doute arrivée avec des envies de découvrir l’artiste, ses convictions, et pas seulement son oeuvre. De ce point de vue là, on reste en surface. Pourtant, j’ai découvert des trucs sur ce génie de la peinture – parce que je restais aussi en surface hein… Soyons honnêtes. 😉

D’abord, en plus de créer un mouvement artistique libérateur pour de nombreuses générations après lui et en son présent, il a grandement aidé en la reconnaissance de l’art africain. C’est un élément que je n’avais pas remarqué avant : son cubisme, ses visages déformés sont inspirés notamment des masques africains. Une chose n’allant pas s’en l’autre, de nombreux artistes africains et afro-américains lui rendent régulièrement hommage à travers leurs oeuvres. + 1 pour Pablo !

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L’autre chose étonnante c’est le rapport entre ses convictions politiques et l’admiration que lui vouent les artistes américains de l’époque (années 60-70). Picasso était déclaré communiste, et ce parti était le diable de l’Amérique (bah oui, guerre froide, tout ça…). Cela n’empêchait pas ses admirateurs – aussi admirés aux USA – de s’inspirer de son art à leur manière : Andy Warhol ou Roy Lichtenstien ; mais aussi au Guggenheim à New York de présenter ses collections à plusieurs reprises.

picasso mania

À la fois pop, avant-gardiste, médiatisé, et rebel, Pablo Picasso ne cesse de surprendre. Picasso Mania, c’est une expo à prendre au premier degré : c’est la folie de Picasso, l’addiction à Picasso pour les artistes contemporains. Présent dans la publicité, la danse, ou encore le cinéma, son art inspire et questionne sans arrêt. Des femmes aux visages déformés ? Diantre ! On leur met un chapeau. Et on les trouve belle, mélancolique, vivante.

Pour le coup, cette expo m’a surpris. Alors soyez-le aussi jusqu’au 29 février prochain ! Vite, vite !

xoxo

Elena sans H