Bouquinons #7 La vie devant soi, Romain Gary (Emile Ajar)

C’est en 1975 que La vie devant soi reçoit le prix Goncourt, initialement décerné à Emile Ajar.
Sous ce nom inconnu se cachait en réalité un auteur reconnu et déjà admiré : Romain Gary. Ecrire dans un style radicalement différent fut un pari osé… mais un pari réussi.

La vie devant soi, en résumé

Belleville-Madame Rosa-les putes- Momo. 6 mots pour résumer une histoire qui lie un enfant et une femme, dans le quartier populaire du 20ème arrondissement.

Momo, c’est ce petit garçon attachant, drôle, parce qu’il ne parle pas si bien français. C’est vrai qu’il n’est jamais allé à l’école.  Abandonné par sa mère, une prostituée des Halles, il se retrouve entouré de garçons comme lui. Sauf que lui, c’est le plus grand. Momo, il aime les vieux, il aime passer du temps avec eux. Monsieur Hamid qui lui apprend le Coran, et surtout, surtout, Madame Rosa, qui lui apprend à vivre. Enfin vivre, Momo ça, il sait déjà.

 Pourquoi j’ai aimé ce bouquin ?

Au premier abord, ce roman déconcerte. L’auteur a fait preuve d’une vraie volonté de faire parler son personnage principal. A travers un français peu correct, les personnages, le scénario, les décors nous sont dévoilés ; comme si on s’installait dans une salle de cinéma. Les premières pages sont quelque peu périlleuses, et il faut s’accrocher pour comprendre, décrypter ce que le petit garçon veut nous raconter. Et puis on se laisse aller, et on finit par s’imaginer dans les rues de Belleville et de Pigalle, à se promener derrière Momo, à dire bonjour aux prostituées ou encore à écouter les histoires du quartier.

Le clap de fin est rapidement déduit. Pourtant, des rebondissements arrivent toujours par ci par là, pour nous surprendre tout au long de la lecture, et nous émouvoir de l’humanité dont fait preuve ce jeune gamin.

C’est le deuxième roman écrit par Romain Gary que je lis. Et je peux m’avancer en affirmant que c’est bel et bien mon auteur préféré ! Malgré les difficultés rencontrées au départ pour lire ce bouquin, j’ai finalement plongé dedans après le premier tiers, pour en ressortir touchée par cette belle histoire d’amour.

ps : mon grand-père qui était un passionné de livres, m’a toujours dit qu’un livre mérite qu’on lise son premier tiers avant de juger s’il est bon ou mauvais.

xoxo

Elena sans H

 

Blouse Marie Sixtine, Top Uniqlo, Jean Levi’s Vintage