Les baskets roses

Quelques semaines après avoir annoncé la fin de la quête des baskets roses, les voici enfin mises en scène devant une oeuvre éphémère du Palais de Tokyo. L’occasion pour moi de revenir sur ce sujet délicat, que l’on a plutôt tendance à éviter : la fièvre acheteuse.

converse rose palais de tokyo

Quand les beaux jours ont doucement pointé leur bout d’nez, j’ai vite eu envie de couleurs. Mais pas n’importe quelle couleur : du ROSE. Oui, vous avez bien lu. Première fois depuis mes 4 ans et demi que l’envie d’acquérir une paire de baskets roses a émergé dans ma p’tite tête, et de manière obsessionnelle. J’ai voulu faire une analyse (pas trop poussée quand même) de mon propre comportement, en explorant une question qui me taraude : notre fièvre acheteuse dirigée vers un produit – pas forcément « à la mode » – est-elle uniquement liée à notre environnement ? Par environnement, j’entends magazines, publicité, films, séries, etc…

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Bon, je suis sympa. Je vous évite toutes les réflexions sur le sujet pour aller directement aux conclusions :

  • Le rose a été la couleur dont j’avais irrépréciblement envie parce que c’est une couleur qui fait du bien.
    Elle est significative de féminité, mais pas trop. Une féminité enfantine en quelque sorte – qui correspond exactement à mon état d’esprit du moment : bientôt 25 ans, et encore loin d’avoir un comportement d’adulte indépendante. Je vois le choix inconscient du rose comme une sorte de régression assumée à travers l’envie de porter des baskets. Vous voyez ?
  • Les baskets parce que c’est la chaussure que je porte le plus souvent, dans laquelle je me sens à l’aise et grâce à laquelle je n’ai pas besoin de me prendre la tête 107 ans. Quoique.
    Ce second critère de choix est beaucoup plus influencé par l’environnement dans lequel on vit : gare à celui ou celle qui n’a pas de baskets dans son dressing ! Tu ne seras pas si bien acceptée dans le cercle très fermé de la coolitude parisienne.

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Cela dit, obsession pour une couleur et un style ? Oui. Compulsion ? Non. Ça reste important de différencier les deux. La compulsion est un vrai problème dont il faut se méfier ! On achète en masse, des fringues dont on a PAS DU TOUT besoin, souvent dans des enseignes de fast-fashion (donc on incite aussi ces grosses usines à continuer leur production de masse d’habits programmés pour être bousillés au bout de 1 mois), tout en ayant un stress permanent parce que ce sont bien des gouttes d’eau qui tombent du ciel et non de l’argent.

Je ne suis pas irréprochable. Avoir une obsession pour une fringue n’est pas la chose la plus saine au monde. Il faut savoir la mesurer, réfléchir, se poser les questions de réalité de cette obsession.
En général, j’attends 2-3 semaines avant d’acheter quelque chose de nouveau : c’est le temps qu’il faut pour me rendre compte si je pense toujours à cet objet de désir ou si l’idée s’est évaporée. Compte tenu de l’obsession bien présente, j’ai fais des recherches : quel modèle, quel prix, etc… Et les heureuses élues sont ces Converse, achetées sur Le Bon Coin. C’était nécessaire de trouver le Saint-Graal sur un site de revente, afin de leur donner une seconde vie et de pas dépenser mon budget pâtes du mois en 1 achat ! 30€ la paire de Converse portées une fois, et qu’on se le dise en état neuf. Qui dit mieux ?

converse rose palais de tokyo

converse rose

Et vous, quelles ont été vos dernières fièvres acheteuses et comment avez-vous acquis les produits désirés ?

xoxo

Elena sans H

Pull Uniqlo – jupe & Other Stories (-70% pendant les soldes du printemps!) – trench Redgreen (dont je vous raconte l’histoire ici) – sac A.P.C.

Photos : Anaïs